CONFITEOR, Jaume Cabré Editions Actes Sud

Barcelone, années 50. Le jeune Adria, fils unique de Felix Ardevol et Carme Bosch grandit tant bien que mal au sein d’un foyer où il ne se sent pas aimé. Son père veut faire de lui un érudit, sa mère un brillant violoniste. Son père tient une boutique d’antiquités et rachète objets, manuscrits et autres trésors. Le jeune garçon va un jour découvrir que la fortune familiale a des origines plutôt obscures.

A la fin du XXe siècle, Adria, brillant professeur sentant sa mémoire l’abandonner décide de relater ses mémoires sous la forme d’une longue lettre à la femme qu’il aime Sara par l’ intermédiaire de son ami de toujours Bernat.

Confiteor, c’est cette déclaration d’amour d’Adria à Sara puisant dans les passages les plus sombres de l’ Histoire, de l’Inquisition à Auschwitz dont le fil directeur est un violon, le Vial passant de mains en mains et objet de toutes les convoitises.

Confiteor est aussi un roman qui s’interroge sur les racines et le fondements même du Mal et sur l’existence de Dieu.

Enfin, Confiteor est un roman profondément humain où le pardon et la repentance tiennent les premiers rôles de la sombre symphonie de l’ Histoire.

 

Voilà. En dix petits jours je viens de terminer les quelques 800 pages de ce monument. Je tourne la dernière page en me posant un question : que lire après ça ? J’ai passé dix jours à me répéter que je lisais un roman génial, à mettre mon réveil une heure plus tôt pour lire un petit peu et c’est déjà fini. J’ai connu des personnages fantastiques, détestables, touchants, ils sont devenus mes compagnons de lecture, je m’y suis attachée, je les ai adorés, détestés, j’ai pleuré, ri, bref j’ai lu. Je pense que je n’aurai pas de mots assez forts pour dire à quel point ce livre m’a plu.

 

Au revoir Adria, Bernat, Sara, Lola Xica, le Vial, Barcelone… J’envie les chanceux qui vont se lancer dans cette lecture…

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