Coups de cœur de lecteurs de la Librairie

Les silences sauvages, Karin SERRES, Alma éditeur (Collection Pabloïd) – Le coup de cœur de Karin :

« Une trilogie de nouvelles en un seul volume, trois femmes, entre deux âges comme on se plaît à dire pour rester élégant -, trois femmes sur lesquelles personne ne se retourne plus dans la rue, trois femmes en révolte, à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Dans leur existence, elles affirment et vivent pleinement leur choix, jusqu’au bout. »

L’écriture de Karin Serres est étonnante, jubilatoire. Dans une succession de séquences cinématographiques, elle nous entraîne dans une virevolte d’émotions, de sensations partagées avec les personnages, être humain et animal, elle fait vibrer les bouts d’âme, parce que, dans chacune de ces trois histoires, il y a un peu de nous.

Une bête au paradis, Cécile Coulon, (Editions L’iconoclaste) – Le coup de cœur de Karin :

« Ecrit par une auteure-poète de 30 ans, ce septième roman nous plonge dans une histoire de famille dans une ferme isolée, où vit une veuve Emilienne, qui élève seule ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Devenus adultes, chacun va tenter de mener à bien son existence : Blanche, viscéralement attachée à la terre et au domaine familial, Gabriel, garçon triste et réservé, ne peut assumer les tâches agricoles et prendra son indépendance en s’installant de l’autre côté de la route, Alexandre, le fiancé de Blanche, cédera à son ambition citadine.

Dans ce récit en huis clos, mené à la manière d’un polar, se déploie l’histoire d’une lignée de femmes possédées par la terre. La structure du roman, en chapitres brefs, intitulés par des verbes d’action à l’infinitif, comme autant de rochers pour traverser un fleuve, est rythmée et conserve à la lecture cette envie d’en savoir plus tout en redoutant d’en finir vraiment ! »

East Village Blues, Chantal Thomas, (Fiction et Cie)Le coup de cœur d’Anne :

« A travers le regard de l’auteure, à travers ses rencontres, ses émotions, elle nous mène en voyage à NYC et plus exactement dans le quartier de East Village, à la fin des années 60. Un vent, de liberté, de folie(s), de création(s), d’amour(s), de crises, d’art, et de poésie, ravage la vie des habitants de ce quartier. Elle l’observe, s’y inscrit peu à peu comme les graffitis sur les murs, elle y meurt parfois pour renaître ensuite.

Nous la suivons, l’accompagnons : « Si la vie était un party, la si simple et extraordinaire question posée par Jack Kerouac : »Pourquoi ne nous arrive-t-il jamais de joie du seul fait d’être vivants ? » ne nous attendrait pas. Alors qu’au sortir d’une fête, ivres et brisés, et bizarrement lucides, nous la découvrons avec le lever du soleil. Elle s’insinue partout en nous, en chacun de nos membres, de nos organes ; sous chaque millimètre de notre peau, et soudain, hors raison, nous fait éclater en sanglots. »

Pour tout vous dire, j’ai rajeuni de 30 ans, quel bonheur !!

Même les cow-girls ont du vague à l’âme, Tom Robbins, traduit par Philippe Mikriammos ,(Gallmeister) – Le coup de cœur de Florence :

« Même les cow-girls ont du vague à l’âme », ou plutôt « Even cow-girls get the blues », titre dont la sonorité me ravit, est un roman extraordinaire. Sissy Hankshaw, dont la taille improbable de ses pouces fascine, consacre sa vie à l’auto-stop. Parmi toutes les rencontres qu’elle fera, celle avec les cow-girls du ranch de la Rose de Caoutchouc est la plus magique. Quel bonheur! Ce roman est une bouffée d’oxygène à l’humour décalé, je l’ai dévoré. N’hésitez pas à lire à voix haute certains paragraphes, c’est réjouissant.
Un énorme coup de cœur ! »

Une réflexion au sujet de « Coups de cœur de lecteurs de la Librairie »

  1. Marion

    Bonjour ! Allez vous rouvrir le 11 mai? Ou allez- vous fonctionner sur commandes?
    Bon courage d’ici là
    Marion

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