Les nouveautés de Janvier… suite

KHADRA

L’OLYMPE DES INFORTUNES

 

 

Après sa trilogie politique autour des conflits du Moyen-Orient (Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat, Les Sirènes de
Bagdad), après un grand roman d’amour (Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d’une fable
corrosive qui nous plonge dans l’univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.
Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de cet
univers en un monde hautement poétique, où l’onirisme surgit derrière les détritus. On l’aura compris, L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre
civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu’il livre n’est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit. Et l’enfer, lui, n’est jamais
où on l’attend.


L’OLYMPE DES INFORTUNES

Yasmina Khadra

Julliard

 

 

Meditations en vert

 

MEDITATIONS EN VERT

 

Véritable « trip » hallucinogène, Meditations en vert suit les membres d’une unité de renseignement militaire durant la guerre
du Vietnam : Claypool, à qui l’on avait promis un emploi de bureau et qui se retrouve au milieu des combats ; Payne, obsédé par le film sur la guerre qu’il est en train de tourner ; Kraft, un
agent de la Cia qui finira par se fondre dans la jungle…

Dans cette compagnie qui vit en autarcie en attendant avec inquiétude une possible attaque, la drogue est omniprésente, les
ordres capricieux, le cynisme rampant.Au milieu de cette unité, le soldat James Griffin se bat pour conserver sa santé mentale.De retour aux Etats-Unis, il cherche désespérément à oublier cette
guerre irréelle à travers l’étude des plantes qu’il fait pousser dans son appartement.

Comparé à Apocalypse Now, Méditations en vert s’impose comme l’un des plus grands romans sur la guerre du Vietnam et la
faillite de l’utopie américaine.

 

MEDITATIONS EN VERT

Stephen Wright

Gallmeister

 

 

 

RU

 

RU

 

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l’enfance dans sa cage d’or à Saigon, l’arrivée du communisme dans le
Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre
la guerre et la paix, ru dit le vide et le trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours.
En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent ou la puissance d’une odeur d’assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la
maîtrise d’un grand écrivain.

Kim Thúy a quitté le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de dix ans. Elle vit à Montréal depuis une trentaine d’années.
Son parcours est hors du commun. Elle confie avoir fait toutes sortes de métiers – couturière, interprète, avocate, restauratrice – avant de se lancer dans l’écriture (en français) de ce premier
roman.

 

RU

Kim Thuy

Liana Levi

 

 

 

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L’OMBRE DE CE QUE NOUS AVONS ETE

 

Dans un vieil entrepôt d’un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent
avec impatience l’arrivée d’un homme, le Spécialiste. Il a convoqué ces trois anciens militants de gauche, de retour d’exil trente cinq ans après le coup d’état de Pinochet, pour participer à une
action révolutionnaire.

Ce roman est un exercice de virtuosité littéraire au service d’une histoire émouvante et sombre jouée par des perdants. Un
roman écrit avec le cœur et l’estomac pour toucher et faire rire et penser. Il a reçu en Espagne le Prix Primavera 2009

 

L’OMBRE DE CE QUE NOUS AVONS ETE

Luis Sepulveda

Métailié

La Scène

 

 

LA
SCENE

Il est temps de se mettre à table. Nous avons assez cuisiné, assez réglé les
préparatifs, assez tourné autour du pot. Il est temps de lever notre verre et de boire ce léger vin blanc italien. Car c’est en Italie que nous avons appris à monter sur la table à la fin des
banquets d’enfance, à y danser et chanter : la table est une scène. Et c’est en Italie que nous avons appris à regarder les tableaux, peut-être bien à regarder tout court, à comprendre dans
quelle lumière il est permis de peindre à leur tour toutes les scènes auxquelles nous assistons, à inventer comment jouer sur tous les tableaux, festin, tête à tête, déjeuner de communion, sans
jamais perdre de vue le repas ultime, le dîner, la cène que nous trahissons de toutes les manières.

 

LA SCENE

Maryline Desbiolles

Seuil

Actualité Jeunesse…

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Le Sacrifice de
l’Epouvanteur
Mort d’Encre
Tome
VI
Tome III
Joseph
Delaney
Cornelia Funke