Rentrée littéraire 2018 – Acte 1

La guerre est une ruse, Frédéric Paulin (Agullo Noir) – Coup de cœur de Delphine :

« Les éditions Agullo ne cessent, depuis deux ans de nous surprendre avec des textes qui offrent une profonde réflexion sur notre monde, abolissant les frontières grâce aux mots. Le livre de Frédéric Paulin, premier français à entrer au catalogue, n’échappe pas à la règle. La guerre est une ruse démarre en 1992 et explore les relations franco-algériennes jusqu’aux attentats du métro Saint-Michel. Il montre comment, en quelques années, les évènements algériens ont fini par dépasser les frontières et toucher la France dans sa chair. Les personnages ont une épaisseur incroyable, éclairant et cruellement lucide. Un énorme coup de cœur ! »

La Belle de Casa, In Koli Jean Bofane (Actes Sud)Coup de cœur de Domie :

« Un roman au faux air d’enquête policière qui dénonce la corruption, les magouilles des puissants, la précarité des migrants et les violence des hommes. Argent, sexe et pouvoir dans la société marocaine contemporaine. »

Ne m’appelle pas Capitaine, Lyonel Trouillot (Actes Sud) – Coup de cœur de Domie :

« Rencontre improbable entre une bourgeoise de 20 ans, future journaliste et vieil homme solitaire et acariâtre, ancien expert en Arts Martiaux dans un quartier défavorisé de Port au Prince, ancien bastion de la Résistance. Le roman de l’impossible conversation. Un très beau texte. »

Un monde à portée de main, Maylis De Kerangal (Verticales) – Coup de cœur de Florence :

« Paula est peintre en fac-similé et c’est avec le soucis du détail que l’auteure raconte l’apprentissage et la découverte de ce métier. Il y a de la magie, de la poésie, de la musique dans ce récit. Très très beau. »

Le train d’Erlingen, Boualem Sansal (Gallimard) – Coup de cœur de Florence :

« Une femme victime d’une agression, écrit à sa fille l’histoire de la ville imaginaire d’Erlingen. Cette histoire permet de mettre en lumière les dangers de l’islamisme, véritable ennemi de notre époque. Intéressant, philosophique et un brin déprimant, l’auteur s’interroge sur la place de Dieu. »

Lèvres de pierre, Nancy Huston (Actes Sud) – Coup de cœur de Florence :

« L’auteure fait de nous l’observateur de l’enfance et de la jeunesse de Pol Pot et de tous les choix et les rencontres qui ont fait de lui un tyran. Elle aurait pu croiser sa route à Paris. Un récit fascinant. »

Les bracassées, Marie-Sabine Roger (Éditions du Rouergue) – Coup de cœur de Florence :

« Fleur, obèse et agoraphobe, et Harmonie, affligée du syndrome Gilles de la Tourette, racontent à tour de rôle leur quotidien empoisonné par le regard des autres. Touchant et plein d’humour. Une belle histoire. »

Prodiges et Miracles, Joe Meno (Agullo Fiction, traduit de l’anglais par Morgane Saysana) – (Gigantesque) coup de cœur de Florence :

« Jim Falls, 71 ans, vit avec son petit fils. Un jour, il hérite d’un cheval de course, promesse de richesses à venir. Mais le cheval est volé. Et voilà Jim et son petit fils sur les routes de l’état, à la recherche du précieux cheval. Ils vont croiser en chemin toutes sortes de personnages. Émouvant, rythmé, drôle, un très bon roman. »

Tuer Jupiter, François Médéline (Manufacture de livre) – (Gros) coup de coeur de Delphine :

« Le 2 décembre 2018, Emmanuel Macron rejoint le Panthéon sous les yeux du monde entier. En un peu plus de 200 pages, François Médéline va remonter le temps pour savoir comment on en est arrivé là. Drôle, acide, fin et intelligent. À lire. »

Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu (Actes Sud) – Coup de cœur de Delphine :

« De Smell Like Teen Spirit à I Will Survive, de 1992 à 1998, Nicolas Mathieu nous fait revivre avec beaucoup de justesse l’été de nos 15 ans. Un roman nostalgique et plein de vie sur une jeunesse en quête de repères. »

Frère d’âme, David Diop (Le Seuil) – Coup de cœur de Delphine :

« Mademba Diop tombe dans les bras de son presque frère Alfa, dans les tranchées de la Grande Guerre. Ce dernier refuse d’abréger ses souffrances et va alors semer la mort chez l’ennemi et la peur dans les yeux de ses camarades. Évacué, il va se souvenir de sa jeunesse. Un roman incontournable de cette rentrée. »

Taqawan, Éric Plamondon (Quidam Editeur) – Coup de cœur de Delphine :

« Parce qu’un livre n’a pas de date de péremption ! Même si c’est la rentée littéraire, faites une petite place à Taqawan sur votre pile. Taqalire ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *